Le District scolaire francophone du Nord-Ouest (DSFNO) est en profond désaccord avec les propos tenus par la ministre Claire Johnson concernant les progrès et les résultats des élèves en littératie.
Lors de récentes sorties médiatiques, la ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance a ouvertement critiqué la performance des districts scolaires francophones en littératie, laissant entendre que leurs progrès ne connaissent pas une progression satisfaisante.
Selon la ministre, la progression du secteur francophone serait ralentie par un « retard » d’utilisation de la science de la lecture et de l’écriture – aussi appelée littératie structurée – dans ses méthodes d’enseignement.
Des propos qui ont fait sursauter la présidente du Conseil d’éducation et le directeur général sortant du DSFNO, Francine Cyr et Luc Caron.
« Les dires de la ministre ne reflètent pas du tout la réalité de notre district. Et comme je l’ai déjà dit par le passé, il n’est pas question pour le DSFNO de mettre des chapeaux qui ne lui vont pas! », déclare la présidente du Conseil d’éducation du DSFNO, Francine Cyr.
« Au DSFNO, la littératie structurée est une approche utilisée depuis 10 ans par nos enseignants, de la maternelle à la 3e année. D’ailleurs, selon les plus récentes évaluations provinciales, les taux de réussite de nos élèves sont supérieurs à ceux de leurs pairs francophones », précise le directeur général sortant.
Monsieur Caron assure que le DSFNO prend très au sérieux tout ce qui concerne la littératie, qui est la base de tous les apprentissages, même numériques. « Les apprentissages essentiels liés à la littératie sont des gages de réussite à l’école de nos jeunes, mais aussi de succès dans leur vie de futurs adultes », explique-t-il.
D’ailleurs, depuis plusieurs années, le DSFNO ne se contente pas des ressources humaines financées par le ministère. « Par exemple, en 2025-2026, la province nous a accordé des fonds pour l’équivalent de 7,7 enseignants spécialistes en littératie. Nous en avons financé l’équivalent de 11,7 de plus », ajoute monsieur Caron.
Par ailleurs, le directeur général sortant s’est aussi dit déçu des propos de la ministre Johnson concernant les progrès en numératie chez les élèves de 3e année. « Encore là, au DSFNO, lors des plus récentes évaluations provinciales, nos petits de 3e année ont obtenu des taux de réussite supérieurs à celui de leurs pairs francophones », mentionne-t-il.
« Cela dit, il n’est pas question de baisser les bras. Il y a et il y aura toujours place à l’amélioration en éducation. Le DSFNO entend bien continuer à offrir des services éducatifs de la plus grande des qualités à ses enfants et à ses adolescents, de même qu’à veiller à leur offrir les meilleures conditions d’apprentissage », conclut-il.
Récents résultats aux évaluations provinciales
| Juin 2025 | ||
| Programme d’études | Taux de réussite du DSFNO | Taux de réussite provincial |
| Lecture 2e année | 72 % | 60 % |
| Lecture 3e année | 75 % | 70 % |
| Mathématiques (numératie) 3e année | 70 % | 66 % |
Notes supplémentaires
Définition de la littératie :
Selon le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance (2014), la littératie se définit par la capacité de comprendre, d’interpréter, d’évaluer et d’utiliser à bon escient l’information retrouvée dans diverses situations et divers messages, à l’écrit ou à l’oral, pour communiquer et interagir efficacement en société.
Définition de la numératie :
Selon le ministère de l’Éducation et du Développement de la petite enfance (2022), la numératie se définit par la capacité d’une personne apprenante à comprendre l’information provenant de la vie réelle et à la traiter en utilisant des mathématiques, avec l’intention de faire des choix éclairés.

